Avec Oleo100, Europorte et Cérévia accélèrent la décarbonation du fret ferroviaire

Dès 2024, le constat est sans appel : sur tous les flux céréaliers réalisés par Europorte pour Cérévia, le gazole fossile a disparu.

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Europorte et Cérévia ont franchi un cap décisif en remplaçant intégralement le GNR par le biocarburant Oleo100 sur leurs opérations ferroviaires. Une première qui illustre le potentiel immédiat du B100 dans la décarbonation du transport de marchandises.

Sur le trafic de Cérévia, nous avons effacé totalement le GNR

Xavier SoblerDirecteur commercial Europorte

Une transition déjà opérationnelle sur le terrain

Dans le secteur du transport sur rail, le duo formé par Europorte – premier opérateur privé de fret ferroviaire en France – et Cérévia, union de coopératives agricoles, démontre qu’une transition rapide est possible.

En effet, le principe est simple : substituer le gazole non routier utilisé par les locomotives diesel  par Oleo100, un biocarburant produit par Saipol à partir de colza français, permettant de réduire d’au moins 60 % les émissions de gaz à effet de serre.

Pas besoin de modifications majeures, pas d’investissements lourds : Une solution immédiatement applicable !

Ce choix s’inscrit dans une dynamique déjà engagée par Europorte, qui déploie depuis 2021 progressivement ce carburant renouvelable dans ses locomotives pour verdir ses activités.

Un partenariat structurant pour la filière céréalière

Côté Cérévia, l’enjeu dépasse la seule logistique. L’union – qui fédère plusieurs coopératives et représente 17 000 agriculteurs – organise la collecte et le transport de céréales vers ses clients et les grands ports français.

Sur le terrain, les flux sont massifiés : un train permet d’éviter jusqu’à 45 camions sur les routes, tout en garantissant une meilleure fluidité des opérations

La deuxième raison, c’est la flexibilité, la fluidité des flux sur nos silos.

Alain CaekaertDirecteur général Cérévia

De la graine au carburant : une boucle vertueuse

L’une des spécificités de cette collaboration réside dans sa dimension circulaire.
Les graines de colza collectées sont transformées en France pour produire Oleo100, ensuite utilisé… dans les locomotives qui transportent ces mêmes flux. Ce modèle “du champ à la roue” renforce à la fois la souveraineté énergétique, tout en valorisant les filières agricoles françaises et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.

Des résultats concrets et mesurables

Au-delà du discours, les résultats sont déjà tangibles avec la suppression totale du GNR sur certains trafics via le déploiement d’une flotte de locomotives compatibles.
Dans un secteur qui doit répondre aux défis environnementaux, ce retour d’expérience constitue un cas concret de décarbonation industrielle.

C’est 8 500 tonnes de CO₂ équivalent économisées à date, depuis le début de la collaboration avec Europorte en 2021

Vivien MeunierResponsable commercial Grands Comptes – TRV et Services aux collectivités

Une voie crédible pour la transition du transport lourd

L’exemple Europorte–Cérévia intervient dans un contexte où toutes les solutions alternatives au fossile sont nécessaires et complémentaires.

Le B100 présente un avantage décisif : il est immédiatement utilisable sur des motorisations existantes, tout en maintenant des performances proches du diesel.

Résultat : une solution pragmatique pour réduire rapidement les émissions du transport ferroviaire.

Un modèle reproductible à l’échelle industrielle

Au-delà du cas spécifique des céréales, cette expérimentation ouvre des perspectives plus larges :

  • décarbonation des flux industriels lourds
  • optimisation des chaînes logistiques existantes
  • réduction des émissions scope 3 pour les chargeurs

Elle confirme surtout une tendance de fond : la transition énergétique passera aussi par des solutions disponibles dès aujourd’hui.