Le biocarburant à base de colza : une énergie renouvelable pour décarboner les transports
Le colza pousse sur près d'un million et demi d'hectares en France. La majorité de cette récolte finit dans nos assiettes, le reste dans les moteurs. C'est de cette seconde vie que naît le biocarburant à base de colza, une énergie végétale et renouvelable qui s'est progressivement imposée comme une réponse concrète aux enjeux de décarbonation du transport professionnel.
Sa filière existe depuis des décennies. Ce qui change aujourd'hui, c'est l'ampleur de son adoption : des milliers de poids lourds roulent désormais exclusivement à cette énergie issue du territoire national, sans rupture dans leur organisation quotidienne.
Qu’est-ce qu’un biocarburant à base de colza ?
La graine de colza contient environ 45% d’huile. Une fois extraite, ette huile est destinée au marché alimentaire en 1er lieu et le reste subit une réaction chimique appelée transestérification. Mélangée à du méthanol, elle se transforme en esters méthyliques d’acides gras, les EMAG, qui constituent la base du biodiesel. Le résultat est un carburant d’origine 100% végétale, compatible avec les moteurs diesel.
Ce biodiesel peut ensuite être incorporé à différentes concentrations dans le gazole conventionnel. Le B7, présent pour le grand public à la pompe dans toutes les stations-service françaises, en contient 7%. Le B30 et le B100 montent respectivement à 30% et 100% de biocarburant, ce dernier étant réservé aux flottes professionnelles équipées de moteurs homologués ou rétrofités. Ceux-ci ne sont donc pas accessibles aux particuliers.
La France a fait le choix du colza comme matière première principale de sa filière biodiesel, une culture dont elle maîtrise l’ensemble de la chaîne, de la semence à la transformation industrielle. Ce n’est pas un hasard, le colza français est produit en excédent par rapport aux besoins alimentaires nationaux, ce qui permet de le valoriser en carburant sans arbitrage avec l’assiette.
Du champ à la roue, comment est produit le biocarburant au colza en France ?
Chez Oleo100, la chaîne commence dans les champs. Le colza est cultivé par des agriculteurs français, récolté, puis acheminé vers les usines de trituration de Saipol. C’est là que la graine révèle ses deux composantes : l’huile d’un côté, le tourteau de l’autre.
Le tourteau, partie solide issue du pressage, représente environ 55% de la graine. Il part vers l’alimentation animale, secteur pour lequel la France dépend encore largement des importations de protéines végétales, même si la production de colza a contribué à la rendre plus souveraine que ses voisins européens. L’huile, se répartit entre alimentation humaine en prioritéet carburant pour l’excédent.
Ce positionnement en coproduit d’une filière existante permet à Oleo100 d’affirmer que sa production ne participe pas à la déforestation et ne présente pas de risque de changement d’affectation des sols direct.
La transformation de l’huile en B100 se fait dans trois usines françaises, à Grand-Couronne, Le Mériot et Bassens. Une fois produit, le carburant est livré directement chez le client via des cuves connectées installées sur site, ce qui supprime toute dépendance à un réseau de distribution externe. Du champ à la roue, la traçabilité est certifiée pour chaque commande.
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Quels sont les bénéfices environnementaux du biocarburant à base de colza ?
Le chiffre le plus souvent avancé est une réduction d’au moins 60% des émissions de gaz à effet de serre, mesurée du champ à la roue par rapport au gazole fossile. Ce n’est pas un ordre de grandeur approximatif, c’est une valeur certifiée pour chaque commande, adossée service durabilité de Saipolet conforme aux exigences réglementaires européennes sur les biocarburants.
Sur la qualité de l’air, le B100 agit aussi de façon mesurable. Sa combustion permet de réduire jusqu’à 80% les émissions de particules fines par rapport au gazole conventionnel. Un résultat qui a des conséquences concrètes pour les transporteurs urbains : les poids lourds fonctionnant avec une motorisation B100 exclusif sont éligibles à la vignette Crit’Air 1, ce qui leur ouvre l’accès aux Zones à Faibles Émissions.
Au-delà des chiffres, c’est la nature même du carburant qui structure son bilan environnemental. Le B100 est issu à 100% de biomasse, le carbone émis lors de la combustion a été capté par la plante durant sa croissance, ce qui le distingue fondamentalement d’un carburant fossile dont le CO₂ est, lui, définitivement restitué à l’atmosphère.
Source : Étude Carbone 4 — Empreinte carbone du biocarburant issu de colza français.
Le biocarburant à base de colza dans les transports professionnels : où en est-on ?
Le décret de mars 2018 a posé le cadre légal; le B100 est autorisé dans les flottes captives de poids lourds disposant de leur propre logistique d’approvisionnement.
Le profil des adoptants est révélateur. Ce sont d’abord des entreprises de transport qui cherchent une réduction rapide et mesurable de leur empreinte carbone, sans réorganisation lourde de leur outil de travail. Les immatriculations de poids lourds B100 exclusif représentaient environ 6% des parts de marché entre janvier et août 2025, selon les chiffres de la CSIAM.
Le cadre réglementaire continue d’évoluer dans un sens favorable à court terme. Le suramortissement fiscal, qui permet de déduire jusqu’à 60% de la valeur d’un poids lourd B100 exclusif selon son tonnage, reste un levier concret pour les décideurs. Les discussions européennes autour des motorisations thermiques après 2040 maintiennent par ailleurs le B100 dans le mix énergétique envisagé pour la décennie à venir.
Consultez la liste des véhicules homologués B100 pour vérifier la compatibilité de votre flotte.
Comment passer concrètement au biocarburant à base de colza avec Oleo100 ?
La transition commence par une étude de compatibilité. Les équipes d’Oleo100 analysent la composition de la flotte, identifient les véhicules homologués B100 et ceux qui nécessitent un rétrofit. Pas de surprise technique en cours de route puisque tout est cartographié avant le premier litre livré.
Une fois le contrat signé, une cuve connectée est installée directement sur le site du client. Le suivi des niveaux et le réapprovisionnement sont gérés à distance, ce qui supprime la contrainte logistique du plein en station. Pour le conducteur, le passage au B100 ne change rien au quotidien.
Oleo100 intervient sur des secteurs variés : transport de marchandises, transport de voyageurs, trains, gestion des déchets, collectivités, BTP. Quelle que soit la configuration de flotte, un interlocuteur dédié est en soutien à chaque étape, de l’audit initial au suivi réglementaire.